Portes

En faisant défiler mes photos sur mon engin photographique, j’ai été surprise de constater que j’avais une passion pour les portes ! Passion est peut-être un peu fort, mais où que j’aille il semblerait que je sois prise d’une envie irrépréhensible de prendre des portes cochères en photo.

Etonnant, non ?

Dois-je y voir un appel de mon inconscient ? Un toc ? Une lubie ? Un dérèglement psychosomatique ? Ou pire ? Un manque total d’inspiration !?

Sur le plan psychanalytique, la porte symbolise la séparation entre le conscient et l’inconscient. Ainsi, derrière la porte peuvent se trouver des ressources enfouies, ou des souvenirs refoulés, mais aussi des angoisses réprimées – une idée de passage ou de barrage, d’ouverture ou de fermeture. Il s’en passe des choses dans notre caboche quand on sillonne les rues, l’air de rien.

Honnêtement, je pense que mon esprit va bien, enfin une partie tout du moins, car on a tous nos névroses, bien évidement.

En regardant défiler ces photos, je n’ai ressenti aucun symptôme alarmant d’une pathologie particulière. 

J’aime ces photos de portes, c’est tout.

Le soin particulier que les gens prennent à peaufiner l’entrée de leur maison a sur moi l’effet escompté par les propriétaires des lieux.  Je ne peux m’empêcher de rêver à un intérieur répondant aux mêmes soucis esthétiques que ce que le porche augure.

La porte représente un passage entre deux mondes, elle marque surtout une séparation nécessaire. Ce passage si particulier de la rue à l’intime.  Un peu de soi à l’extérieur, ses meilleurs atours finement dévoilés.  Se protéger en se dévoilant quelque peu, subtilement, délibérément mais de façon contenue. Une invitation sur la réserve, la porte reste fermée mais l’invitation est là ; celle du regard qui admire et qui apprécie.  Une tentation d’en voir plus, mais avec la retenue que nous impose la rue.

Ces portes témoins de notre passage : passants que nous sommes ; rêveurs, indifférents, pressés, stressés, tristes, joyeux, amoureusement enlacés, que sais-je ?

Témoin de la vie d’une rue, d’une ville, tranquillement posée là, au regard de tous mais gardant jalousement les secrets de leur intérieur.  Se dressant fièrement contre les intrus et s’ouvrant doucement pour les bienvenus.

Finalement, il semblerait que toutes ces portes ouvrent multitude de possibilités à mon esprit.

Belle balade.

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