Il suffirait de presque rien

Peut être quelques semaines de moins pour me dire que je suis parfaitement heureuse.

Surement, un égoïsme éphèbe qui surgit des tréfonds.

Que je l’étais avant et que je le suis maintenant.

Non pas égoïste, mais heureuse.

Peut être que ces deux mots peuvent être synonymes, ma foi…

C’est une pointe de culpabilité mais aussi une belle découverte.

A l’heure du repli sur soi, quand la peur et le doute nous quittent lentement et que l’habitude s’installe.

On s’habitue à tout je crois sauf à la douleur je pense.

Je pense beaucoup en règle générale encore plus en ces temps et je me dis que finalement je ne pensais pas tant que ça,

Avant.

Je pensais à plein de trucs, terme dépréciatif pour qualifier la vie quotidienne.

Mais là je pense vraiment, je pense introspectivement, je pense pour de vrai.

Mon cerveau est nourri de réflexions moins terre à terre.

Je respire, non plus mécaniquement, mais vivante.

Heureuse et vivante.

Alors semble-t-il que l’essentiel apparait, comme l’air se purifie quand l’homme cesse de s’agiter, l’essentiel débarrasser du superflu, prend une forme parfaite.

Vous semble-t-il alors que la course en avant n’a plus de sens, tous perdus dans le vide et dans l’ennui?

Quand tout nous semblait pesant et lourd, au final, avant c’était mieux?

Ou finalement pareil, mais en mieux?

Nous sommes saoules de notre découverte: nous étions heureux et nous n’en savions rien.

2 commentaires sur « Il suffirait de presque rien »

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