Les yeux de Romy

De quoi sommes nous fait ?

Qu’est ce qui a fait que nous sommes qui nous sommes ?

Enfant, nous sommes des éponges…

Adolescent, nous nous cherchons.

Jeune femme, nous essayons.

Dans la recherche de soi, il y a les modèles.

Le modèle ultime, la grâce, l’inatteignable modèle.

J’ai mis la barre très haute, j’ai visé le soleil.

Romy.

Enfant, elle était ma princesse.

Adolescente, elle était mon souffle.

Jeune femme, elle était celle que j’aurais rêvé être.

Et il y a cette chanson.

La chanson d’Hélène

Il y a la voix de Romy, son léger accent fragile qui remplit les mots de sens.

Et

Il y a le regard de Romy.

Ce monde dans les yeux de Romy.

Au-delà de sa beauté.

Son regard,

Son regard éperdu, égaré, une perfection, une douceur, un abandon ; presque la pureté.

On saisit la beauté, on discerne la beauté.

Elle semble comme embarrassée par celle-ci.

On y voit sa quête d’absolue, son envie de vérité.

Inatteignable,

Quand la perfection côtoie la femme.

De la mélancolie, comme une excuse d’être là.

Si belle, comme si elle n’avait pas le droit. Alors timide, elle baisse les yeux et la lumière s’éteint.  Ses paupières se soulèvent, elle vous regarde droit dans les yeux, gravement, puis sourit. Et là, le soleil n’a qu’à bien se tenir !

Une jeune femme épaule nue, la courbe de sa nuque vient se terminer à la rondeur de ses épaules.

Elle croque dans une pomme.

Elle est de dos, on reste immobilisé, comme tétanisé par cette apparition.

Elle se retourne, l’œil enfantin, le charme est total.

Les blés, sa robe rouge, et ce visage divin, souriant, qui s’approche.  On a envie d’être cette lumière et surtout on a envie que cette lumière nous regarde, ne regarde que nous.

La voilà face à un homme, tout de sa personne émane l’amour, l’admiration, elle en devient divine, elle est tendresse, elle est douceur. Elle penche la tête, une ombre semble se dessiner sur son visage, effacée rapidement par sa délicatesse.

Puis ce couple sur un vélo. On ne regarde qu’elle, on ne voit qu’elle.  Quel est donc cette magie qui fait que nos yeux ne peuvent s’en détacher ?

Cette énigme envoutante qui nous saisit.

Ce mystère reste entier, il me fascine depuis toujours. Je scrute, je dissèque, je m’interroge…. Aucune conclusion à ce jour.  Il suffit parfois de se laisser aller au secret de la beauté d’une âme fragile.

Je vous laisse juges :