Petit à petit

Article 1 : Au Commencement

Vous n’avez pas pu passer à côté de « l’événement » de cette rentrée, hormis votre petit dernier qui a hurlé à vous fendre le cœur quand la maîtresse vous l’a arraché des bras (mère cruelle mais soulagée de confier la prunelle de ses yeux à un tiers pour quelques heures, culpabilité envolée). Donc l’événement en question: la démission de Monsieur Hulot, Nicolas de son prénom (pas l’autre Monsieur Hulot, pour les anciens, qui lui arpentait sans culpabilité aucune les belles plages de notre beau pays qui ne toussait pas encore ses hydrocarbures). « La maison brûle et nous la regardons brûler » dixit un ex-mangeur de pommes #pompotes.  Bien, bien, bien… Moultes réactions de nos politiques et de nos médias qui s’interrogent la ride au front, mais qui donc pour le remplacer ? Comment kon (kon) va faire ? Qui va s’occuper de notre climat ? De cette maudite écologie ? A pu Hulot ! Bref, brainstorming général de nos amis au gouvernement, des médias et autres ramasse-miettes qui se disent offusqués que personne ne vienne faire « bonne » figure et donner « bonne » conscience aux pollueurs ! Face à toutes ces belles paroles de protestations, ces réunions au sommet, ces simulacres  massifs de personnes offusquées, je me pose une question : et si, au lieu de se triturer la nouille, tous ces braves gens passaient à l’action ? Je veux dire concrètement ? Des actes forts et significatifs. Pas du « on pourrait faire ceci » et « on pourrait faire cela », et surtout des «  on aurait dû » et « on n’aurait pas du » ? Un truc CON-CRET.  Le mec qui se plaint que la poubelle n’a pas été descendue pourrait  bouger son petit popotin et la descendre lui-même ? Non ? Ce gars qui râle, j’espère qu’il a fait son tri, et que du coup il râle parce qu’y’ a 4 poubelles différentes à descendre, dans 4 containers différents situés aux 4 coins de son patelin ; et c’est p’têtre pour ça qu’il râle le gars… Donc Y’a deux solutions : soit on fait rien, soit on fait quelque chose.  Plutôt simple non ? Alors, non, je ne suis pas une énième post-écolo qui a vu la lumière. Il n’est pas question pour moi d’aller vivre au fin fond du Lazarc avec des chèvres.  J’aime bien être là, avec vous, tranquille, on est bien non? J’ai juste décidé de faire quelque chose, là, tout de suite, dans mon quotidien.  Déjà et surtout pour voir si c’est possible, une autre façon de faire. On nous prône cette nouvelle façon de vivre et on nous dit que c’est possible; plus respectueuse de l’environnement et de l’homme. Alors moi, je prends mon bâton de pèlerin et je m’y colle. Voir si ce beau discours séduisant est viable. Un vrai changement, parce que de toute façon si j’attends sur nos élites pour faire quelque chose je sens bien que je vais être déçue…. Alors comme le petit colibri*, je vais faire ma part. Je vous propose de me suivre dans cette expérience et dans mes réflexions. Un changement fondamental pour ne plus être bernée et prendre ma part dans cette société?  Il me semble que le temps de l’insouciance est terminé?  Nous devons prendre nos responsabilités vue que ceux à qui nous avons donné nos voix se concentrent sur leur ego sur dimensionné au lieu de s’occuper de nous. Je pense que cette transition ne va pas être facile.  C’est indubitable…   s’y préparer maintenant pour gagner en expérience pour les générations futures me semble une forme d’élégance civique. Depuis le mois de juin, j’ai étudié le livre de Cyril Dion (Petit manuel de résistance contemporaine);  Cyril Dion dont j’avais déjà vu le film Demain et qui m’avait laissé songeuse mais pas décidée encore à passer à l’action. Cette fois-ci, j’ai décortiqué son livre, je me suis documentée.  J’ai également découvert  Monsieur Jancovici. Mais je vous en parlerai plus tard…. une chose à la fois, déjà que si vous êtes toujours là à lire ce pavé, je dois m’estimer heureuse! 🙂 De cette étude estivale, il me reste un fil conducteur: le bon sens.  Ce bon sens que nous avons perdu depuis des décennies, abreuvés que nous étions de pouvoir d’achat et de consommation facile et accessible.  Il est temps de le trouver (le re-trouver?).  Ce bon sens ne nous fera pas devenir des aficionados écolos mais je pense qu’il nous fera un bien fou et secouera vraiment le cocotier! Alors au cours des prochains mois, je vous ferai part de mes changements de vie dans divers domaines : consommation, prise de conscience, incohérence, bon sens et ce dans les domaines pratiques du quotidien. Sans fard, je décrirai ce que j’ai changé et si cela est « faisable » ou non.  La difficulté engendrée par ces changements. Je ne juge personne, et je ne me place pas en exemple : c’est pour moi une expérience.  Parce que j’en avais marre de restée en mode « cerveau disponible » et que je me suis dit que cette matière grise sous mon crâne, devait bien servir à quelque chose !

« Quand  D. Roosevelt rencontrait les organisations sociales ou syndicales (…) il les écoutait longuement et leur disait: Descendez dans la rue et obligez-moi à le faire. En 1937, il y eut 4740 grèves. Et les avancées sociales comme jamais aux Etats Unis ». (extrait du livre de Cyril Dion, Petit manuel de résistance contemporaine, p 41) ».

Il est vrai que pour l’instant je suis un peu toute seule dans ma rue…mais qui sait… Bonne journée *« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part » .référence à un conte amérindien raconté par Pierre Rabhi. (psssstttt: si vous voyez des fautes…dites le moi…. gentiment… 🙂 )

Article 2: ErranceBBD5877E-75F3-4A31-93C9-8D1DCD3980E5

Avant de me lancer dans la bataille et de vous expliquer ce que j’ai changé concrètement dans « ma vie  pour faire ma part », je voulais écrire sur les dérives de ces changements parce que comme dirait l’autre « l’enfer est pavé de bonnes intention. »

 Quand on commence à vouloir changer son mode de vie, on est plein d’entrain, de belles convictions et d’autosatisfaction car ce que l’on est en train d’entreprendre nous semble bien.  Tel un justicier masqué, j’allais, arpentant le monde, muni de ma bonne volonté et de mon courage pour « changer tout ça ». Autant vous dire que Don Quichotte est un fanfaron en comparaison !  J’ai ainsi foncé tête baissée. Et me suis retrouvée dépitée face à mes erreurs… de nombreuses erreurs ! (bicause peut-être parce que Sancho Penza n’était pas à mes côtés, qui sait?)

Il faut dire pour ma défense que je ne comprendrais jamais pourquoi la nature humaine aime à profiter de la crédulité des gens (la mienne en l’occurence).  Et que chaque occasion est bonne à saisir. Surtout en ce moment car comme l’ont bien compris les industriels de toute part, il faut  vendre BIO et « GREEN » : avec toutes ces nouvelles prises de conscience, voici un marché juteux !

Ainsi est né le « GREEN MARKETING ». Dans GREEN MARKETING, il y a GREEN bien sûr mais  il y a surtout MARKETING.  Ce qui sous-entend, vous l’aurez compris: on va pouvoir (encore) se faire un bon paquet de fric sur votre dos et celui de la planète.

C’est ainsi que croyant faire des achats écoresponsables, je me suis retrouvée avec des produits pas vraiment GREEN mais très MARKETING….résultat  totalement contre-productif! 

A commencer par ma fameuse brosse à dents « BAMBOO » qui devait sauver la planète. Celle-ci a été produite en Chine (certainement dans des conditions d’emploi désastreuses) et a fait le tour de la planète (Chine, Canada, Europe) avant de se retrouver dans mon verre à dents….bilan carbone plutôt catastrophique….

Je vous invite à regarder cette vidéo qui illustre parfaitement mon propos : https://www.youtube.com/watch?time_continue=148&v=-lL68OqgC6w

 Les enseignes bio ne sont pas en reste concernant la surconsommation sous prétexte que c’est bio, écoresponsable et bon pour notre corps et accessoirement, pour les plus ambitieux, bon pour la planète.  Beaucoup des produits vendus dans ces magasins n’ont de bio et d’écolo que le look car quand on se met à lire les étiquettes de certains produits, on se rend  compte qu’ils ne sont pas les derniers à profiter de notre crédulité chérie: nous prenons pour acquis le packaging alors que celui-ci est dans la majorité des cas mensonger.  Et il ne faut pas confondre BIO et écoresponsable: de l’huile de palme bio? oui mais…… Du savon de marseille pas de Marseille et avec de l’huile de palme? (iraient-ils piquer les palmiers de Nice ces gredins de marseillais?!) Sans oublier que le suremballage des produits bio est tout aussi important que pour des produits « normaux » de la grande distribution. On en perd son latin? (Carpe diem?)

Il n’a pas pu vous échapper, non plus, que les grands groupes sont en train de surfer sur cette vague  avec leur éthique bien à eux et une bonne dose de désinformation chirurgicale.

Prendre le temps de décrypter toutes les étiquettes est chronophage, et les industriels l’ont bien compris.  Bien sûr, ils ne nous mentent pas car c’est écrit sur leurs produits (si, si, la tout en bas en minuscule euh…non pardon en petit,.. derrière, mais si là, vous ne voyez pas là je vous dis !!!! ah oui ! …mais, mais… je ne parle pas allemand….) Faire ses courses en lisant toutes les étiquettes est un projet au long court. 

D’ailleurs, en passant, savez ce que veut dire ce logo? Logorondvert1 Si vous avez répondu: un emballage recyclabe! Et bin… Pas du tout.

« Contrairement à ce que beaucoup croient, le rond formé de deux flèches ne signifie pas que le produit ou l’emballage est recyclable, mais simplement que l’entreprise qui le fabrique participe financièrement au tri sélectif. »

pour plus d’infos: https://www.davidgreyo.com/le-reyclage/ Vous commencez à saisir?

Je dois dire que pour ma part cette constance à « se faire avoir » à un goût très amer ; cela m’insupporte de plus en plus. Ce qui d’ailleurs a tendance à renforcer mon engagement.

Comme je vous le disais dans mon dernier article, le retour du bon sens est devenu fondamental.  Bien se renseigner, s’informer continuellement est un acte essentiel.

Faire sa part comme je l’entends c’est mettre en place le bon sens dans tous les actes du quotidien.  Se désintoxiquer d’un fonctionnement suicidaire au long court, qui a fait de nous des consommateurs et non plus des humains à part entière.  Revenir à un essentiel plus enrichissant et dire stop à l’infantilisation dans lequel nous a plongé le consumérisme. 

J’aimerais tellement que la nature humaine arrête de profiter de la naïveté de ses congénères (qui ont envie de bien faire) pour s’en mettre plein les poches; oui, bon, ben on ne se refait pas : utopiste je suis, utopiste je resterai…

Bref, tout cela pour vous dire que le chemin est long.  Quand je parlais de changements radicaux, je ne croyais pas si bien dire !

Ma trop grande volonté de bien faire, m’a envoyée droit dans le mur et m’a fait faire des erreurs.  Me voici aguerrie…et si mon expérience peut  servir, je la partage avec plaisir sans idée mercantile et encore moins cette obsession saugrenue qui fait vivre les grands groupes : «de profiter des autres ».

Si cela vous intéresse, je peux vous mettre le fruit de mes recherches concernant une consommation écoresponsable en accord avec le respect de l’humain et de la planète.  Je ne ferai pas une liste d’articles ; je vous orienterai vers des blogs de personnes qui ont une vraie vision éthique (à mon sens).  Je n’écris ces lignes que pour partager mon expérience.  D’autres personnes plus engagées et plus informées que moi (je ne suis qu’un disciple et non  le maître) sauront vous informer et vous diriger bien mieux que moi. 

 Après ce deuxième pavé post-rentrée, je vous souhaite une très belle journée.

Article 3: Concrètementbocaux

Ben oui,

Concrètement ?

Voilà deux pavés d’écrits et concrètement, on n’en sait pas plus me direz-vous !

Et vous avez bien raison…

Concrètement …ce n’est pas facile, facile …

Non, je plaisante, je ne suis pas non plus investie de la mission du siècle (quoique ?)

 Changements de consommation avec l’optique écologique (dont zéro déchet).  Je ne vise pas « le » zéro déchet (pour l’instant ?) mais une bonne réduction de 50% de ceux-ci grâce à une meilleure et plus intelligente façon de consommer munie de ma bonne dose de « bon sens » chéri !

Voilà le topo :

Et je commence par l’alimentation :

J’ai embrigadé Monsieur dans l’histoire (contraint et forcé, mais somme toute assez content, enfin je crois ? Chéri ?…). Nous nous sommes donc retrouvés par un bel après-midi de fin d’été dans un magasin bio avec la ferme intention de changer nos habitudes alimentaires par une consommation responsable et raisonnée. Bon, je ne vous cache pas que l’on y a passé des plombes… Faut ce qu’il faut, et puis, on s’est dit qu’il fallait le faire une bonne fois pour toute et qu’au fur et à mesure, comme on finit tous (si, si tous) par acheter toujours les mêmes produits, cette expédition était juste une mise en place de nouvelles habitudes.

Donc : exit au max les emballages, on a essayé d’éradiquer le plastique à fond.  Taux de réussite : 80%.

On a changé quoi ?

Céréales, gâteaux, pâtes, riz, semoule : en vrac (pour les novices, on met les produits dans des sacs tissus de préférence ou papier, résultats : pas d’emballage) : c’est possible mais cela ne provient pas toujours de France…. (compromis 1).

Yaourts : uniquement ceux dont les pots sont en verre.  Il reste l’opercule en alu… (compromis 2).  Je fais moi-même mes yaourts natures (lait et soja) ce qui diminue déjà beaucoup les achats en magasin (donc les déchets).  Je suis fan absolue de la yaourtière !

Bémol : Ma fille est une adepte du pain de mie, elle ne peut pas s’en passer ( ?! à 17 ans chacun a des priorités bien à lui….  Déjà qu’elle ne peut plus manger de mousse au chocolat de la marque « bippp » et qu’elle n’en peut plus de tous les trucs trop bizarres qui envahissent la maison, je ne PEUX pas la priver de son pain de mie adoré)… mais le pain de mie (même bio) est uniquement sous plastique … (compromis 3)

Pour ce qui est des légumes, fruits, fromage, beurre, pain et viande, je les achète au marché.  Alors oui, j’ai la chance d’avoir un marché en bas de chez moi (et ce n’est pas qu’une expression) tous les samedis. Autant vous dire que  ne pas y aller serait un crime de lèse-majesté dans mon nouveau monde bio-écolo-responsable! Pour les emballages, j’ai acheté des sacs en tissus; je trouve cela plein de bon sens (toujours lui) au lieu de prendre des sacs en papier pour les jeter arrivé à la maison….

Pour l’eau : plus de bouteille en plastique, elles sont remplacées par l’eau du robinet. Sauf que l’eau de notre commune est juste imbuvable ! Le goût, j’entends. Il a fallu trouver une solution. Donc après étude approfondie, je me suis rabattue sur des perles en céramique. Le hic, c’est qu’elles viennent du Japon (compromis 4).  Elles seront fabriquées en France dès janvier 2019.  Pourquoi des perles en céramique ? Parce que toutes les fontaines et autres filtres ne me conviennent pas.  Les filtres enlèvent beaucoup (voir tous pour certaines) les éléments de l’eau (calcium, magnésium, etc…) les fontaines contiennent tellement d’éléments que  je trouve que c’est un investissement pas très écolo (recyclage une fois la bête en bout de course ?) avec beaucoup de plastique.  Il y avait également la possibilité de filtrer son eau avec du charbon actif, celui-ci vient aussi de très loin et ma réticence principale c’est le noir du charbon, je ne sais pas cela m’inspirait moyen ; oui, c’est con mais bon…j’ai mes incohérences (nombreuses d’après Monsieur).

Pour « trimballer » mon eau (au travail principalement et pour ma fille dans sa chambre-grotte-trou-noir) j’ai choisi des gourdes en verre (matériau écologiquement approuvé par les plus radicaux des écolos) car elles passent au lave-vaisselle et sont plus hygiéniques à l’usage que le plastique (et pas d’odeur de plastique donc).

Dans la cuisine

Investissement dans des bocaux en verre, beaucoup de bocaux en verre, énormément de bocaux en verre…faut pas se le cacher…. Résultat : ben c’est plutôt joli ! J’aime cette déco vintage-épicerie!  Cela peut sembler futile, oui mais,  ce n’est pas parce que l’on a décidé de changer versus écolo que tout doit devenir moche!

S’en suit l’épineux problème de l’hygiène dans la cuisine :

Je suis devenue une convertie des éponges lavables.  C’est différent des éponges « en éponge » c’est indubitable et il y a une période d’adaptation mais le principe de pouvoir les laver (toutes les semaines dans mon cas) répond totalement à mon côté psychopathe du microbe.

Pour mon lave-vaisselle, j’ai trouvé une recette « home made » et j’en suis très contente : mieux que les produits industriels.  Par contre, concernant mon produit pour laver la vaisselle (l’épineux problème) je pense jeter l’éponge (oui je suis une marrante) car après 3 recettes différentes, il faut être honnête cela ne lave pas bien.  Enfin si, «ça lave », mais cela ne dégraisse pas.  Y’a pas à tortiller du popotin. J’ai même demandé à mémé si elle avait un truc de « son temps » et elle m’a regardé avec des yeux tous ronds en me disant : « ben, paic citron ! » ben voui…paic citron, c’est sûr que ma grand-mère s’est abimée les mains dans l’eau froide à gratter ses casseroles après avoir fait la tambouille pour ses 6 enfants et que l’arrivée du « paic citron » a dû changer quelque peu son quotidien et la douceur de ses mains, papy dit merci à paic citron lui aussi.

J’ai passé plusieurs soirées sur les blogs « zéro déchet » fervents adeptes du « home made » pour voir si quelqu’un avait le même problème que moi pour « le dégraissage ».  Alors soit je suis tatillonne soit il y a des gens de mauvaise foi, mais malgré le fait que j’ai suivi les recettes à la virgule près, cela ne dégraisse pas ! Quelques personnes ont avoué que oui, effectivement, cela ne dégraisse pas…. mais perdu au milieu de tous les commentaires  « c’est super » « c’est génial ». Je ne crois pas que de faire croire aux « débutants » que c’est super sans donner de bémol soit bien constructif… Il est fondamental d’être honnête. Sans compter que mon évier avec ce « non-dégraissage » et tout cra-cra…bref

Donner les pour et les contre, après chacun est à même de juger jusqu’où il est prêt à aller dans sa démarche.

Par exemple, moi, concernant la lessive, je ne suis pas prête à faire ma lessive à la cendre ou au jus de lierre (un truc du genre). Je reste pour l’instant à ma lessive « écolo » de mon magasin bio.  Je cherche juste une marque qui n’emballe pas dans du plastique et je divise les doses par deux car tout est déjà super dosé. C’est un demi-pas mais un pas quand même. Et puis je suis une adepte du « trempouillage », une nuit en bassine et hop, rinçage essorage et c’est plié ! (merci mémé)

Pour le nettoyage du plan de travail, frigo, plaque, placard, je suis assez contente de la formule vinaigre dilué dans de l’eau avec des morceaux d’écorce d’agrumes.  Mais je le répète parce que je n’ai pas envie de vous prendre pour des perdreaux de l’année, ce n’est pas aussi bien que les produits de la grande distribution.  Mais cela fonctionne quand même, c’est juste différent ; une question d’habitude.

Je n’ai pas encore testé la recette pour le sol…je vous tiens au courant.

Vous avez certainement noté qu’il y a un nombre certain de compromis à faire et qu’il est difficile d’être radicale dans cette démarche.  Ce qui me fait rebondir sur mes précédents articles(par ici et par ici)  et qui démontre l’intérêt d’être bien renseigner et de faire les achats « en conscience » (rien à voir avec une démarche spirituelle)

Bilan Numéro 1:

  • notre poubelle tient deux semaines au lieu de 1 par semaine.
  • notre tri (plastique, papier, verre) est vidé une fois toutes les deux semaines au lieu de toutes les semaines.
Plutôt encourageant non? 

La suite au prochain article…

Article 4 : Jean-Marc

DE906C7C-B231-4482-BC5D-B7D1DA07A016Quand j’étais enfant, mes parents ont eu l’ingénieuse idée de venir habiter dans un bled paumé loin de toute vie socialement raisonnable… La première « chose » que je voyais en ouvrant mes volets c’était des vaches au premier plan, un tas de fumier au deuxième plan et une ferme pour clôturer cette image d’Épinal.  Autant vous dire que mon adolescence fut ennuyeuse, monotone, rébarbative, maussade, un long, long, long dimanche pluvieux. Mais un jour d’octobre tant attendu, j’ai eu 18 ANS ! Avril de l’année suivante, à 10h30 je reçois le sésame : un petit papier rose m’autorisant (les fous) à conduire un véhicule équipé d’un moteur et muni de 4 roues ! Je suis rentrée chez moi en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et à midi pétantes, j’étais dans mon bolide et je fonçais droit vers une liberté bien méritée !  Je suis rentrée à minuit ce jour-là.  Ma mère m’attendait… furibonde : « Mais t’es complétement inconsciente ? Mais non, j’ai mon permis lui ai-je répondu fièrement Ah oui ? T’es au courant qu’une voiture ça s’assure ?!!! » Du haut de mes 18 ans et quelques mois je venais de découvrir d’un coup la liberté et le poids de celle-ci… Pourquoi, je vous ai raconté ma vie ? Juste pour vous montrer à quel point, la voiture est pour moi un symbole de liberté.  C’est mon Bucéphale à moi ! Alors autant vous dire que me passer de cet engin magique est difficilement envisageable pour moi…. Mais toujours résolue que je suis à faire ma part, j’ai décidé de me passer de celle-ci.  Il faut savoir que j’utilise principalement ma voiture pour aller travailler.  C’est donc sur ce trajet que j’ai résolu naturellement de porter mon action C’est ainsi qu’un petit matin,  je me suis retrouvée dans un monde inconnu : un bord de route à un arrêt de bus! Je crois que j’étais la seule avec un sourire niais, toute contente de ma bonne résolution et action! Ce sourire niais a disparu au bout de 15 minutes, après avoir été brinquebalé au gré des humeurs de la route et du chauffeur ; j’avais oublié un petit détail : je suis malade en bus (en voiture également, en train aussi, en avion et en bus donc….) après 1 heure de trajet (contre 30 minutes normalement), j’ai mis la matinée à m’en remettre, je suis arrivée verte et nauséeuse, nausée qui ne m’a d’ailleurs quitté que 2 heures avant de reprendre le bus de retour… Retour maison: j’ai tenu 20  minutes (yes !) avant de sentir cette désagréable sensation qui fait que vous passez votre temps à supplier le ciel et que non, non, non, il est hors de question que quoique ce soit ne sorte de vous devant tout le monde!!!! Bilan : premier jour désastreux: en retard et malade…. Alors le lendemain, je ne me suis pas dégonflée ! Après un solide petit déjeuner, des cachetons anti-nausée (cela n’a jamais marché mais il semblerait que la folie m’habite car comme le dit ce vieil adage : la folie c’est refaire mille fois la même chose en espérant un résultat différent, bref…) autre horaire, monnaie ready ! Cette fois, j’en étais convaincue : j’étais parée ! Bon alors, je n’apprendrais rien aux « réels et réguliers » utilisateurs des transports en commun (vous avez mon admiration éternelle d’ailleurs).  Un bus, ce n’est pas toujours à l’heure, et puis, déchiffrer des horaires, faut une certaine expérience.  Et pour finir, ben, si depuis le CP, t’es malade en bus, ce n’est pas une fois adulte et parce que tu as décidé de faire ta part pour notre jolie planète que tu ne seras plus jamais malade. Echec cuisant. Bon, bon, bon, Il fallait que je trouve une autre option, impérativement, c’est ce que j’ai ressassé tout le long du trajet retour en bus, en essayant de me concentrer sur autre chose que l’aller-retour de mon repas de midi que je tentais de garder pour moi…. Je ne sais pas si c’est l’état second dans lequel les nausées me mettaient mais au cours de cet enfer digestif, j’ai pris une décision radicale : changer de voiture ! Oui, je sais être totalement excessive ! Casi dit casi fait : j’ai acheté une voiture BEAUCOUP plus petite et moins puissante.  Pas hybride, au vu du prix pour un tel achat ! Mais mes indices CO2 et consommation en nette régression et c’est déjà ça pour Gaia la belle! Ensuite, j’ai arpenté les réseaux sociaux, afin de trouver du co-voiturage ! Et oui, restons cohérent ! Je n’ai pas rempli ma charrette encore, et je ne fais que 2 jours sur 4 de co-voiturage mais c’est un début. J’espère arriver à un co-voiturage sur les 4 jours avec 2-3 personnes dans mon carrosse.  Je partage également le carrosse des autres, je ne suis pas comme ça très chère ! Pourquoi j’ai décidé de tels changements dans mon mode de vie ? Ben à cause ou plutôt grâce à  Jean-Marc ! Jean-Marc Jancovici : il faut absolument que vous connaissiez ce Monsieur.  Je vous mets  en lien ces vidéos (celles que j’ai déjà regardées) ainsi que son site afin que vous fassiez connaissance.

Bienvenue dans le monde fini

S’adapter à la raréfaction de l’énergie 

Jancovici répond à vos questions

Son site internet -) lien

Vous comprendrez après avoir regardé ces conférences mes décisions : utiliser le moins possible ma voiture, et de ne plus prendre l’avion  Alors foncez regarder (écouter) les vidéos de Monsieur Jancovici, franchement, ne serait-ce que par curiosité que vous soyez acquis à la cause ou que vous soyez climato-sceptique.  Et puis, un peu d’intelligence ni-démago ni réac, cela ne peut pas faire de mal ! Bonne journée

Article 5: pourquoi je n’acheterai jamais de voiture électrique

voitureelectriqueBien sûr, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.  Or ce n’est pas un avis, c’est une conviction, et là ce n’est pas pareil du tout. Pourquoi ? Simple question de bon sens et à plusieurs niveaux : Rappelons-nous d’un temps que nous ne pouvons pas connaître car nous n’étions qu’une ébauche incertaine dans l’esprit de nos futures parents, mais rappelons-nous quand même que l’Etat, à cette époque a vendu le diesel comme le saint Graal, allant jusqu’à affirmer que celui-ci polluait moins que l’essence ! Pour nous en convaincre, le prix de ce carburant a défié toute concurrence pendant des décennies.  Faisant même passer les propriétaires de voitures à essence pour des pollueurs… Quelques décennies plus tard, virage à 4000 degrés (oui parfaitement 4000) non seulement le diesel pollue mais pour nous en convaincre, on ajuste le prix de celui-ci à celui de l’essence devenue « BEAUcoup » ( ?) plus verte d’un coup d’un seul… Bon, je dois avouer que de nous avoir enfumé avec un diesel non polluant c’était fort, d’autant que la fumée noire épaisse qui sort sporadiquement mais régulièrement d’un pot qui dégaze, aurait pu nous mettre la puce à l’oreille non ? Et le noir au cul des camions… Ce n’est pas une piste ça ? Bref. Donc  maintenant, »quesquedoncquondoitfaire » ? Selon, le Saint Etat, et ses sbires, il faut acheter une voiture électrique ainsi nous polluerons moins… Certes Mais (hé oui un mais) Problème numéro un : Il faut savoir qu’une voiture électrique (je passe sur le fait que cela coûte un bras) pollue autant voir plus qu’une voiture dite « normale » (essence et diesel confondu) lors de sa fabrication.  Alors oui, on ne pollue pas notre beau pays, on pollue la Chine et l’Afrique… Mais j’ai envie de dire … on pollue… (Voici un lien vers une vidéo qui vous détaillera mon propos) Puis, problème numéro deux : Que va-t-on faire de toutes ces batteries ? Personne ne le sait.  Cela m’ennuie quelque peu de laisser aux générations futures, un air peut être moins pollué (et encore avec tout ce qu’il va falloir extraire comme minerais pour changer le parc automobile, chui pas sûr que l’air sera au top… mais disons que oui ?!) donc, on va se retrouver avec ce bon gros tas de batteries bien polluantes et dont personnes ne sait quoi faire.  Alors oui, certains diront que d’ici là, on aura trouvé une solution pour recycler ces batteries.  Ah oui…vraiment ? Je suis désolée mais je n’ai pas trop envie de prendre le risque… question de respect pour les futures locataires de la planète.  Je reste sur un principe simple qui est :
« Merci de laisser l’endroit comme vous l’avez trouvé »
(cet adage s’applique à plusieurs choses et je me permets une dédicace personnelle aux toilettes publiques du Parc de la tête d’Or à Lyon où ce principe n’est pas appliqué.  Certains acrobates arrivent à faire des choses surprenantes avec une partie de leur anatomie, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est créatif…je reste sur le côté prodigieux de l’action…bref).  Et c’est le contraire que l’on nous propose avec la voiture électrique.  Sans oublier les dégâts écologiques des pays certes lointains… mais peuplés d’humains tout de même… les frangins du bout du monde méritent autant le respect que les futures générations. Autre chose: Imaginons que oui, bon, ben, allez tous en voitures électrique ! Vous ne sentez pas venir un autre truc ? Il est question de fermer les centrales nucléaires (très bonne idée…. Mais…) alors moi j’ai une simple et naïve interrogation : qui va fournir l’électricité pour recharger toutes ces nouvelles voitures ? Le charbon ? Le gaz, nos mollets qui vont pédaler le soir pour recharger notre « bat-mobile » ? Mmmmmmmmmmm ?  Je ne suis pas ingénieur, mais je crois que cette question n’est pas totalement dénuée d’intérêt ? Si un physicien passe par ce blog, je suis prête à écouter son propos… Alors, je ne suis pas là que pour critiquer, et je pense que des solutions plus rapides plus économiques et plus réalisables pour le commun des mortels (nous) qui ne gagnent pas des millions par mois. Si le Saint Etat veut faire quelque chose, je me permets de lui soumettre quelques pistes :
  • Qu’il poursuivre et concrétise (mais à fond) son initiative ébauchée concernant le co-voiturage avec des primes.  (Et oui, on peut faire une écologie non punitive !)
  • Qu’il subventionne les villes qui développeront des pistes cyclables sécurisées.
  • Qu’il offre une prime pour l’achat de vélo.
  • Qu’il subventionne toutes les communes mêmes les plus petites à développer leurs services de transports en commun.
  • Qu’il taxe et ce, de façon significative les avions et les paquebots (c’est une aberration, pour exemple un vol Paris-Marseille est moins cher qu’un même trajet en train ?)
  • Qu’il baisse les prix des transports ferroviaire (de façon évidentes j’ai envie de dire)
  • Qu’il subventionne le retour des commerces de proximité et le retour des commerçants dans les villes et villages pour éviter aux gens de prendre leur voiture.  Et ainsi effet collatéral, peut être remettre un peu d’humains dans certains centre-ville/village ?
Si vous avez d’autres suggestions qui pourraient d’adapter à votre quotidien je suis intéressée.  Car il est nécessaire que chacun adapte ses habitudes à ce changement pour que cela soit possible. Pas de mesures punitives, mais des mesures réalisables et viables. Voilà, ce n’est que mon avis… mais j’avais envie de le partager.

Article 5: petit bilan positif?

4866b538-9b26-4433-ab28-0f4a3f374f62Voilà maintenant 6 mois, que « je fais ma part ».  J’ai réduit mes déchets, diminué ma consommation et également changé de voiture. Je m’applique à respecter ces principes au plus près et quotidiennement car ils me sont devenus essentiels. Mais je dois dire que la période des fêtes a été un peu catastrophique.  Il a été très laborieux de se tenir à ces principes.  Pour commencer, les cadeaux de Noël ; cette surconsommation a été difficile à gérer.  Rester éthique tout en faisant plaisir. Même chose pour le (les ?) repas de Noël ; comment ne pas verser dans cette surenchère gargantuesque sans pour autant devenir acète ? Tentation a été le maître mot de cette période ! Malgré mes principes, je reste un être humain faible et fragile.  Il est très ardue de résister à toutes ces belles et bonnes choses. Et comme je n’ai que peu fait les magasins, voilà qu’une petite dépression s’est emparée de moi.  Je vous explique : consommer n’est pas une fin en soi et cultiver sa beauté intérieure est plus importante que de vouloir embellir l’extérieur avec moultes fanfreluches et autres colifichets créés pour nous les femmes faibles et peu enclines à résister à la tentation (parlez-en à Eve…). Donc, ne plus rien acheter avec désinvolture ne fait plus partie de mes coutumes.  Et je dois dire que cela n’est pas facile à vivre…Même si du coup, qu’est-ce que je suis belle à l’intérieur ! Non pas que ma vie soit basée sur les achats, mais il est une fonction salvatrice de cette compulsion, qui est que l’on est comme une gamine quand on a trouvé LA jupe, Le manteau ou LE rouge à lèvre parfait ! LE cadeau parfait pour tata Georgette ou encore d’imaginer la tête de ma fille devant ces bottines noires parfaites (bon, là, j’avoue j’ai craqué), comment résister ? C’est très enfantin, mais cela fait un bien FOOUUUUUUUUU ! Temporaire, certes, mais Oh mon dieu ! Un bien fouuuuuuuuuu ! je l’vous dis ! C’est ainsi que j’ai découvert que ce changement radical dans ma façon de vivre avec un impact sur mon moral et parfois mon énergie : Obligation de cuisiner et ce, tous les jours que dieu fait! Alors sur le papier c’est beau, c’est sain, c’est écolo.  Mais au quotidien, c’est franchement lourd ! Surtout à la 15ème patates épluchées… A manque d’organisation, chronophagie écologique, ainsi si vous avez oublié de préparer à l’avance vos produits d’entretien, cette tache normalement consentie devient pesante… Faire les courses : De un, le marché c’est bien, mais cela prend un temps fou et je n’ai pas toujours envie de demander au fromager si « sa petite dernière va mieux et si elle va pouvoir participer à son tournoi de volley la semaine prochaine »… des fois je suis pressée.  Et être pressé quand on est « écolo » cela n’a pas l’air d’être compatible. Dans la même lignée : l’achat en vrac : remplir ses petits sacs prévus à cette effet c’est sympa mais cela prend un temps dément car les dévideurs n’aiment pas tous les pates papillons qui se coincent dans leur tube… et prendre les gâteaux en vrac un par un quand vous avez deux gourmands à la maison, cela revient à enlever une par une les pics d’un porc épic avec les dents (j’exagère mais l’image me fait marrer)… Sans compter sur le jour où « pas de bol » le caissier est nouveau…  Du coup (et parce que vous êtes une bonne âme charitable)  vous devez faire des allers-retours au vrac pour lui dire quelles figues vous avez pris Turquie ou Maroc ? le nom des pâtes, et si le café est bien de Colombie ou du Brésil (j’ai cru que j’allais le piller (oui piller…vous voyez l’image… exactement, et ce malgré ma bonne âme charitable). On ajoute à cela que tout est plus cher en vrac… il faut le dire… ainsi que Bio et local (surtout en cette saison) et puis les papillotes elles n’ont pas le même goût non plus ! Et cela vous perturbe la plus afficionados des écolos (moi, et là c’est sûre j’exagère) Mais j’ai tenu et je tiendrai contre vents- et marrées ! Malgré une commande au japonais du coin qui m’a valu un tas d’emballage plastique que je suis allée jeter en rougissant le lendemain. Malgré un mac do (quand je vous dis que je suis humaine et faible) Malgré quelques achats dont je ne suis pas fiérote… J’AI TENU ! Alors il faut demander à ma famille si mes cadeaux écolos leurs ont plu ? Si mon repas light de Noël a réjoui les papilles ? Mais j’ai tenu ! Je le répète, ce n’est pas tous les jours faciles mais j’ai acquis certains automatismes et mes colocataires aussi, donc : je suis sur la bonne voie ! Et cela remonte quelque peu mon moral en ces périodes de soldes (qui me sont interdites du coup… arghhhhhhhhh) Mais je tiens Je tiens Je tiens !!!!!!!!!!!!!!